Alex marche à l’amour [Entrée 7]

Le 21 mars dernier, au C-200, c’était la projection de  « Alex marche à l’amour » réalisé par Dominic Leclerc. En boni, le réalisateur et le comédien, Alexandre Castonguay, étaient là pour discuter des films entièrement fait en région.

Je trouve cela dommage que nous n’étions que six personnes à s’être pointées au rendez-vous. Était-ce en raison du magnifique soleil printanier? D’un devoir a terminé à la dernière minute? Ou tout simplement du manque d’intérêt des étudiants? Je l’ignore.

En tout cas, je profite de la tribune qui m’est offerte pour vous parlez de ce film abitibien.

« Alex marche à l’amour » combine le road-movie (ou devrais-je plutôt dire le foot-movie?) et le docu-film. Aucun scénario, mais une esquisse : un gars, Alex, décide de faire un pèlerinage sur ce qu’est l’amour. Il a un poème, « La marche à l’amour » de Gaston Miron. Il l’apprend au fur et à mesure, le récite à des gens qu’il croise dans les villages ou les campings qu’il visite. Durant ces rencontre, il échange avec ceux-ci. Et c’est là que réside la plus belle qualité du film. Le comédien, Alexandre Castonguay, interprète un personnage, mais les personnes qui l’abordent sont bien réelles. Si dans les documentaires, il y a un casting, dans ce cas-ci, l’artifice du peuple est nul. C’est un peu dur à expliquer. C’est un peu comme un paysage que tu peux admirer par toi-même. Tu en prends une photo, mais il manque de fines nuances sur le résultat. Évidemment, il y a eu du montage, mais cela faisait du bien de voir ses gens à l’écran, discuté, resté eux-même et parler à travers leur vécu, leur expériences, leur sagesse. Très peu d’entre eux, de ces personnes que le duo ont rencontrées et qui ont accepté d’être filmées, furent retranchés du montage.

Aussi, malgré le fait qu’il s’agit d’un film, il y a un hic et nunc rien que dans l’histoire elle-même. Si la caméra ne filme pas, tant pis. Au début du pèlerinage, Alexandre a essayé de répéter quelques pensées qu’il avait eu plus tôt, mais Alexandre et Dominic ont rapidement constaté que cela ne fonctionnerait pas, car il n’y avait plus la spontanéité. Ainsi, en 32 jours, ils ont filmé 70 heures de matériel, de quoi amplement faire un long-métrage, mais peu comparé aux nombres d’heures qu’un film québécois tourné en 31 jours possède normalement.

Un autre aspect intéressant concerne la corrida. Pour avoir des extraits de ce genre d’événements, Dominic a demandé à un Youtuber du sud de la France s’il pouvait utilisé ses images pour son film et celui-ci lui a donné son appuie. De nos jours, ce n’est pas rare de voir des extraits tirés de Youtube au journal télévisé ou dans un documentaire, alors pourquoi pas dans un film si on en obtient l’autorisation?

Grâce à la technologie qui est de plus en plus abordable et une petit équipe multifonctionnelle, réalisé des longs-métrages en région est de plus en plus possible. Toutefois, la question de la visibilité en dehors des festivals cinématographiques et des cinémas Beaubien et Ex-Centris à Montréal demeure. Certes, il y a les sites de streaming comme Youtube, Vimeo et Dailymotion, mais n’est-il pas plaisant de voir un film en salle et en groupe?

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