L’illusion du choix [Entrée 2]

La Seconde Guerre mondiale est terminée. Le monde entre dans le post-modernisme et c’est le début de la société de consommation. Un cercle vicieux se forme. L’individu travaille pour alimenter le système qui en retour lui créer du divertissement et soulage un peu son quotidien pour lui donner envie de travailler encore plus pour pouvoir se payer ce que le système lui propose, lui vend, lui fait rêver d’avoir.

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Or, maintenant qu’Internet fait partie de nos vies, avons-nous réussi à briser ce cercle vicieux? J’en doute.

Certes, les créateurs et les gens de pensée ont facilement accès à une plateforme pour diffuser leur matériel, leur vision, leur opinion. Ils n’ont pas besoin d’attendre la permission des médias dits traditionnels (bien sûr, il y avait une alternative avant l’avènement d’Internet, et c’était les radios pirates). Tout de même, Internet, mais surtout les médias sociaux ont contribué à quelques évènements comme le printemps arabe,  Occupy Wall Street et la grève étudiante de 2012.

Le plus connu des médias sociaux est Facebook. Comment ce site a-t-il réussi à s’imposer comme chef de fil? Simplement parce que les gens demandaient à leurs amis, à leurs contacts : « As-tu un compte Facebook? ». On pourrait presque faire un parallèle entre cette phrase et les écouteurs blancs d’Apple. Pour faire partie du groupe, pour être « in », il faut qu’on ait un compte Facebook. Avant, il y avait eu MySpace, mais cela était centré pour les jeunes et était de moins grande envergure. Facebook toutefois réussit à attirer d’autres clientèles : les adultes, mais aussi les compagnies. Quel fabuleux outil de marketing! Même les vedettes doivent avoir leur compte Facebook ou mieux, un compte Twitter, un site de réseautage où les messages doivent être courts, c’est-à-dire 140 caractères ou moins en incluant le mot-clic. Plutôt restrictif si on voulait développer notre pensée, non? Et pourtant, c’est accrocheur.

Mais revenons donc à l’individu ordinaire. On (se) filme, on prend des photos ou des égoportraits. On les partage. Dans quel but? Informer les autres, mais sur quoi? Notre vie? Regarder, j’y étais. Regarder, j’ai fait telle chose aujourd’hui. Regarder ce que je mange. Regarder cette vidéo que j’ai trouvée drôle. Aller sur ce lien, c’est important. Signer cette pétition, faut changer le monde. Partager si cela vous touche.

Il y aussi le fait qu’on est à l’ère du viral. Faites une connerie, un truc hilarant, un truc qui choque ou un truc avec des chats et en un instant vous pouvez être célèbre. On vend encore le rêve, celui que pour être considéré comme quelqu’un, il faut être connu, carburé aux nombres de « visionnements », d’ « amis », de « followers ». Si tu es connu, tu es quelqu’un d’important. Il est vrai que les caméras vidéo sont de plus en plus abordables. Même les appareils photo et les cellulaires peuvent maintenant faire cette job. Parlant de cellulaires, les modèles intelligents nous permettent de rester connecter même lorsqu’on sort dehors. Après tout, il ne faut pas manquer le scoop et être la dernière personne à être mise au courant.

Il faut mentionner que lorsque l’individu a accès à l’Internet et donc, à des informations et ces dernières peuvent varier en terme de validité. Aussi, une idée dominante, populaire, n’est pas toujours synonyme de « bonne » idée. Sur un sujet donné, on peut vérifier ce qu’en pense tel habitant de tel pays, s’il n’y a pas la barrière de la langue et si on connaît le contexte.

Mais il n’y a pas que les individus. Les compagnies aussi profitent du World Wide Web pour obtenir des données.  Nous partageons des informations, parfois très personnelles. Les « cookies » que notre ordinateur collecte permettent par exemple à Facebook, Google et Youtube de nous suggérer des liens plus que d’autres. Il existe même une fonction appelée géolocalisation qui permet de situer approximativement l’utilisateur. Et selon votre coin de pays, le contenu peut être bloqué pour des raisons de droits d’auteur, de licence.

Internet reste un outil intéressant pour l’individu puisqu’il sert à la communication, alors que les sites qu’il héberge sont des objets de consommation.

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Un peu comme l’expression le suggère, quand je publie une patate chaude, il s’agit en fait d’un lien vers un article, une chronique ou une vidéo pour provoquer une discussion. Bien sûr, vous en faites ce que vous en voulez.  Vous pouvez y jeter un oeil ou pas. Réagir ou pas. L’objectif est surtout pour créer une banque potentielle de sujets variés.

Aujourd’hui, je vous guide vers cette chronique de Marc-André Lussier. Il réagit au rapport 2013 de la Cinéac intitulé « Hégémonie incontestable du cinéma américain au Québec en 2013 ». Quelle belle coïncidence, on avait traité d’hégémonie au cours, ce matin.

Plus ça change, plus c’est pareil… [Entrée 1]

Quand j’ai visionné cette publicité la première fois, je la trouvais bien faite jusqu’à ce qu’ils présentent le produit à la fin. Je ne dénie pas l’intention de la compagnie Goldie Blox qui est tout de même louable (initier les jeux filles aux sciences), mais il me semble qu’ils attaquent le problème sous le mauvais angle. Le problème, ce n’est pas qu’il manque de jouets scientifiques. Le problème, c’est que les compagnies de jouets codifient leurs produits avec une petite portion du cercle colorimétrique dans le but de viser un genre et de définir ce dernier. En raison de ce code, on semble imposer ces jouets aux filles et on inculque par la même occasion aux garçons que les jouets roses, mauves et autres teintes pastelles ne sont pas pour eux.

D’ailleurs, si vous allez sur le site de Goldie Blox, un parent a laissé ce message dans la section Commentaires de l’un des produits.

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Traduction : « J’ai acheté ce jeu pour mon fils. Premièrement, parce que le produit est cool et deuxièmement, parce qu’il faut que mon fils désapprenne que le rose est pour les filles ».

Cela me fait penser à une petite anecdote qui s’est déroulée pendant le temps des fêtes dans ma famille. La plus vieille de mes nièces (âgée de 2 ans et demi) reçoit un microphone sur trépied. Le tout rose pastel avec Minnie Mouse. Cependant, la personne qui fut la plus heureuse de ce cadeau pendant toute la soirée fut mon neveu de 5 ans. Et si nous voulions le lui retirer des mains par moments, c’était parce qu’il nous cassait les oreilles.

Les jouets sont destinés d’abord et avant tout aux enfants et non à un genre en particuliers. Mais les compagnies de jeux semblent l’omettre. Prenons l’exemple de Lego. Afin d’attirer (davantage?) les filles, la compagnie a élaboré une stratégie marketing spéciale pour ces dernières. Et voici le résultat :

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Était-ce nécessaire? Pour moi, le produit original était unisexe. Pourquoi cette variante? Même les figures pourtant typiques de la compagnie ont été altérées…

On semble négliger que peu  importe son sexe, l’enfant est un individu avec ses centres d’intérêt. Ce sont ces centres d’intérêts qui nous regroupent et desquels peuvent émaner de belles choses.

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Les médias et moi

Avertissement : Brique de texte à venir. Il y a un résumé à la toute fin si vous n’avez pas le temps ou la volonté de tout lire 😉

Télévision et Internet

J’ai grandi dans une maison où la télé était toujours allumée. À l’époque, on n’avait accès qu’à quatre chaînes : le 2 (Radio-Canada), le 10 (TVA), le 17 (Télé-Québec) et le 35 (TQS). Il y avait le 6 aussi, mais c’était une chaîne anglaise.

En 2002, ma famille fait le saut et s’abonne à Star Choice qui installe sa jolie soucoupe sur la cheminée de briques rouges de notre maison.  L’adolescente que j’étais découvre alors Canal D (à l’époque où ses émissions étaient intéressantes) et Super Écran. Puis, vient le tour d’Internet. Il faut mentionner que la connexion s’effectuait sur la ligne téléphonique de la maison avec l’horrible son strident que cela engendrait. Conséquence? Il fallait demander l’autorisation à maman ou papa (mais généralement maman) si on pouvait faire une heure d’Internet. Tu savais que tu avais épuisé ton temps quand ta mère criait à tue-tête ton nom suivi du fameux « J’AI BESOIN DU TÉLÉPHONE! ». Faut mentionner que l’ordinateur familial se trouvait dans la salle de jeu, à l’étage au-dessus de la cuisine. Cela arrivait rarement au début puisque je préférais passer mon temps à me plonger dans des histoires fantastiques, furent-elles manuscrites, dessinées ou vidéoludiques.

Juillet 2004. Le moment fatidique. Lors d’une petite visite au club vidéo, mon œil tomba sur un jeu Gamecube qui venait tout juste de sortir. La pochette me fascina, m’hypnotisa. J’avais beau parcourir le reste des étagères, mon regard revenait toujours à ce boîtier. Je le pris, lus l’endos. Mon désir d’y jouer ne fit qu’augmenter. En règle générale, on louait le jeu avant de l’acheter (cela faisait moins mal au portefeuille si le jeu, après essaie, nous déplaisait), mais pour ce jeu-ci, je voulais qu’on l’achète. J’avais en plus l’excuse suprême : dans quelques jours, c’était ma fête. J’ai eu gain de cause et je repartis fièrement avec le boîtier lové contre moi.

Ce jeu, Tales of Symphonia, devint très rapidement mon jeu préféré.
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Pour finir une première partie, cela me prit 52 heures de jeu étalées sur deux semaines. 52 heures de pur bonheur à découvrir ce monde, ses personnages, ses intrigues. 52 heures à rire, à être émue, à sacrer contre certains labyrinthes ou encore certains ennemis.

Des mois plus tard, en effectuant une recherche Internet sur ToS, je tombe sur un lien qui me mène à une histoire en français centrée sur quelques personnages du jeu. Il s’agissait d’une fanfic, mais à l’époque, j’ignorais le terme. Je voyais bien que les différents chapitres étaient entrecoupés par divers boîtes de commentaires. Il y avait une quarantaine ou cinquantaine de pages, chacune avec vingt messages de longueurs très variables. Par curiosité (ou par complète ignorance), je me mis à tout lire. Évidemment, avec seulement une heure d’Internet par jour, cela me prit un petit moment pour arriver à la fin. Je voyais bien l’entête du site ainsi que le menu de gauche, mais puisque je me concentrais sur les chapitres, eh bien, je n’ai jamais pensé à explorer. Une fois rendue à la dernière page d’un récit incomplet, et avide d’une autre histoire basée sur le jeu, j’ai cliqué sur un lien et  boom! Je découvris ce qu’était un forum. Je me mis à lire deux ou trois autres fanfics (beaucoup plus courtes que la première, dieu soit loué) avant de m’inscrire sur jeuxvideo.com et de « squatter » le forum Tales of Symphonia. Il faut dire qu’au secondaire, j’avais de la difficulté à socialiser. J’étais timide et je m’étais inscrite dans une école autre que celle de mes amies du primaire. Là, j’arrivais dans un lieu, virtuel certes, où j’avais au moins un point commun avec tous ceux qui le fréquentaient : on avait tous joué à ce jeu et on l’aimait. Ce fut très libérateur. On parlait du jeu, mais on avait aussi des conversations ordinaires comme n’importe quel jeune. Le site était – et est toujours – majoritairement composé de français. Ce fut mon véritable point de départ en matière d’Internet. Oui, j’allais sur Radio-Canada jeunesse ou Neopets avant, mais je n’interagissais pas avec autrui ou à tout de moins directement. La deuxième moitié de mon secondaire se centra donc sur quelques forums de jeuxvideo.com avec MSN puis j’ai migrée vers kingdom-of-tales.net. J’ai eu une phase Youtube. Au début, cela fut très pénible en raison de la connexion 56kb/s. Pour vous donnez une idée de la lenteur de cette connexion, pour télécharger une vidéo de cinq minutes au complet, cela prenait une heure. Qu’est-ce qu’on fait dans ce temps-là? On s’adapte. Mon truc était d’attendre le soir vers 20h-21h, de cliquer sur la vidéo, la mettre sur pause et de jouer à un jeu vidéo ou de lire en attendant. Vous n’avez pas idée du plaisir que j’ai eu quand il y a enfin eu un distributeur d’Internet qui nous offrait une connexion intermédiaire. Non seulement la vitesse de téléchargement augmentait, mais aussi on utilisait dorénavant un rooter! On pouvait aller sur Internet sans obstruer la ligne téléphonique. D’une pierre, deux coups. C’était la révolution pour moi. Enfin, bref, comme sites web majeurs, il y a eu Youtube (d’abord pour les AMVs, ensuite les Vocaloids et maintenant pour suivre divers Youtubers comme AVbyte et FineBros) et DeviantArt.

Au courant de mes études, je déménage du domicile de mes parents. Je deviens chambreuse chez un couple fort sympathique. Seul détail : il n’y avait pas de télévision. Qu’à cela ne tienne, ils avaient Internet haute-vitesse et Tou.tv venait d’être lancé. Les émissions en web rediffusion émergeaient de plus en plus. Ainsi, je pouvais regarder Tout le monde en parle sur mon ordinateur quoiqu’il y eu un petit conflit entre regarder l’émission et faire des travaux à l’ordinateur alors j’ai misé sur la diffusion radio de l’émission dominicale. Je découvre également C’est juste de la T.V. qui me résume hebdomadairement l’actualité télévisuelle québécoise (et un peu  américaine) et À la semaine prochaine (que j’oublie de temps à temps de rattraper).

Médias sociaux

Je m’inscris sur Facebook un peu sur le tard, mais aussi un peu à contrecœur. J’avoue cependant que le site fut drôlement pratique comme outil de communication entre les membres de mes différentes équipes. Mon site de réseautage du moment est cependant Tumblr, un site de blogues. P.S. J’ai déjà eu à tenir un blogue sur WordPress pour un stage, mais je n’en suis pas particulièrement fan de ce site…

Journaux et revues

En ce qui concerne les revues et les journaux, ma famille, même si péquiste-souverainiste, était abonnée à La Presse. À chaque matin, ce journal nous était livré et on le déposait sur la table de la cuisine où chacun pouvait le consulter. J’ai donc eu une routine où en déjeunant, je feuilletais les pages d’actualité et des arts. À cela s’ajoutait les cahiers Vivre et Cinéma pendant la fin de semaine. Des fois, lorsqu’il y avait un débat qui faisait rage aux nouvelles, ma mère achetait le Devoir en supplément. À la maison, on est aussi abonné à la revue L’Actualité. Le plus marrant est que lorsque les enfants reviennent à la maison, on s’assit et lit les numéros qui ont été publiés depuis notre dernière visite. C’est vrai pour moi, pour ma sœur et même pour le mari de celle-ci.  Sinon, il y avait aussi la Terre de chez nous, le bulletin des Agriculteurs et le journal local. Enfant, j’étais abonnée à la revue les Débrouillards jusqu’à mes seize ans. Il y a également eu InfoPresse vers la fin de mon cégep.

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En bref…

Le satellite est arrivé chez nous, j’avais : 12 ans.

Internet a prit une place importante dans ma vie lorsque j’avais : 15 ans.
La cause : un forum de discussion français.

Ai-je accès à une télévision? Non, mais j’écoute généralement mes émissions sur Tou.tv. Je consulte également C’est juste de la T.V. et parfois le site web de Télé-Québec.

Infos sur le téléphone cellulaire : J’ai un téléphone intelligent que j’ai acheté avant de commencer mes études universitaires. J’ai cependant choisi de ne pas inclure Internet dans mon forfait cellulaire.

Mon site pour me tenir au courant des nouvelles : Lapresse.ca

Les revues que je consulte à la bibliothèque : L’Actualité, InfoPresse, Historia

Site de réseautage préféré : Tumblr.

Autres sites web que je fréquente et qui sont pertinents à mentionner pour un cours de communication de masse : Youtube, Facebook.

Avant ce programme, j’ai étudié : en Cinéma (2 ans) et en Multimédia (3 ans)